Vous êtes ici : Accueil >  Gendarmerie >  Histoire du Gr...ent >  La Gendarmerie...han >  De 1914 à 1939

De 1914 à 1939

Le gouvernement refuse d'envoyer au front des formations constituées de gendarmes mais il accepte que des volontaires encadrent les réservistes de l'infanterie.
Dès septembre 1914, un premier contingent de plusieurs centaines de volontaires part combattre sous l'uniforme du fantassin.
Crédits : Gendarmerie Nationale
Les ternues en 1914 et 1915

La compagnie du Morbihan a fourni des personnels aux prévôtés (police militaire) : il ne reste plus que 3 gendarmes par brigade. Les détachements prévôtaux, mobilisés dès août 1914, prennent part aux opérations en Belgique, à la retraite de septembre 1914, à la première bataille de la Marne puis à la poursuite de l'armée allemande. Les gendarmes sur le front sont de toutes les batailles :
  • dans le Nord (1914),
  • à Hebriterne (5-10 juin 1915),
  • en Champagne (septembre-octobre 1915),
  • à Verdun (1916),
  • dans la Somme (1916),
  • dans l'Aisne (avril-mai 1917),
  • à Reims (1917),
  • et aux opérations de 1918.

Redéploiements après 1918

16 février 1922 : la brigade de Sainte-Anne-d'Auray est dispersée.

9 avril 1923 : la brigade à cheval de Le Faouët est transformée en unité à pied.
7 septembre 1923 : une brigade mixte est créée à Auray (5 cavaliers dont le gradé et 2 gendarmes à pied) ; la brigade de Sainte-Anne-d'Auray est définitivement supprimée.

26 mars 1925 : la brigade de Groix est supprimée et remplacée par un poste rovisoire de 3 gendarmes, prélevés dans les brigades de Vannes, Lorient et Pontivy ; ce poste est placé sous la surveillance du commandant de brigade de Port-Louis.

23 juillet 1926 : une brigade est créée sur la camp de Coëtquidan.
10 septembre 1926 : la légion de gendarmerie maritime est fusionnée avec la 11ème légion (créée en 1879) ; cette organisation durera jusqu'en 1935.
3 novembre 1926 : la section d'Auray est supprimée et ses brigades sont rattachées à la section de Lorient.

10 février 1927 : la brigade de Coëtquidan, composée de d'un gradé et de 4 gendarmes, est installée.
12 août 1927 : les brigades à cheval de Baud et Josselin sont transformées en unités à pied.

1er avril 1928 : les brigades à cheval de La Roche-Bernard et Gourin sont transformées en brigades à pied.
14 octobre 1928 : la brigade à cheval de Guémené-sur-Scorff est transformée en brigade à pied.

25 novembre 1930 : la brigade à cheval de Locminé est transformée en unité à pied.

14 mars 1932 : les brigades à cheval de Questembert et Malestroit sont transformées en unités à pied.

17 octobre 1935 : la brigade à cheval de Pontivy est transformée en brigade à pied.

20 juin 1937 : la loi supprime les chevaux dans la gendarmerie départementale.
31 décembre 1937 : les dernières brigades à cheval sont transformées en unités à pied.

La gendarmerie de l'intérieur est constituée de brigades composées de vétérans rappelés à l'activité et de militaires âgés revenus du front.
Son rôle est complexe et difficile : assurer la sécurité des campagnes peuplées de vieillards, de femmes et d'enfants ; arrêter les vagabonds croyant avoir les coudées franches ; interpeller les nombreux déserteurs...
Jusqu'au lendemain de la Grande Guerre, les gendarmes vivent misérablement : ils perçoivent une solde représentant 70 % du salaire d'un balayeur de Paris.

Par décret du 28 mars 1918, tous les personnels (non-officiers) de la gendarmerie obtiennent le statut de sous-officier avec les grades de :
  • gendarme,
  • chef de brigade de 4ème classe (au lieu de brigadier),
  • chef de brigade de 3ème classe (au lieu de maréchal des logis),
  • chef de brigade de 2ème classe (au lieu de maréchal des logis-chef),
  • chef de brigade de 1ère classe (au lieu d'adjudant),
  • chef de brigade hors classe (au lieu d'adjudant-chef).
Ces appellations seront finalement supprimées, de même que les grades de brigadier et de maréchal des logis (par décret du 28 août 1925).

Après la Guerre en raison de troubles sociaux, la compagnie du Morbihan doit envoyer des renforts dans le Finistère, notamment le 12 octobre 1919 à Brest. En 1921, les effectifs des brigades sont augmentés de 4 à 5 hommes. En 1923, des gendarmes sont envoyés dans la Ruhr pour constituer la légion du Rhin, laquelle participe à l'occupation de la région allemande en 1923. En 1924, les arrondissements deviennent des sections de gendarmerie. En 1934, la gendarmerie intervient à l'occasion des grèves à Lorient

La modernisation de l'Arme
Dès 1919, le cabinet Clemenceau fait installer le téléphone partout. Chaque département est doté d'une automobile, les brigades disposent d'un side-car. En 1920, la gendarmerie obtient sa direction autonome, commandée par le colonel PLIQUE : en deux ans les gendarmes reçoivent le statut de sous-officiers, des écoles de gendarmerie sont créées, une tenue plus seyantes est adoptée, les officiers prennent en main les enquêtes judiciaires...
Dernière modification : 27/08/2009 18:03