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Depuis 1939

La compagnie de gendarmerie du Morbihan s'est illustrée dès 1941 dans la Résistance, sous l'impulsion du chef d'escadron GUILLAUDOT.
En hommage aux gendarmes du Morbihan, qui ont tous rejoint le maquis, une salle de traditions leur est consacrée au sein de la caserne de Vannes.
Crédits : D.R.
Le chef d'escadron Maurice GUILLAUDOT
La gendarmerie a souffert
La compagnie du Morbihan paie un lourd tribut à la Seconde Guerre mondiale : 19 gradés et gendarmes sont tués, dont l'effectif complet de la brigade de Gourin. De très nombreux officiers, gradés et gendarmes sont blessés et d'autres déportés, à l'instar du commandant GUILLAUDOT.

La gendarmerie est décorée
Le 29 août 1945, la compagnie du Morbihan est citée à l'ordre de la division et se voit décerner la croix de guerre avec étoile d'argent.

La compagnie du Morbihan a fourni des personnels pour constituer des détachements prévôtaux aux armées (chargés des missions de police militaire).

Dès la « guerre-éclair », les gendarmes tant à l'intérieur qu'au front doivent faire face à des missions multiples : canalisation du flot de réfugiés qui encombrent les routes, puis aider à pourvoir leur hébergement, essayer de maintenir la discipline parmi les troupes en déroute, lutter contre le brigandage et les exactions de toutes sortes.
À partir du 18 juin 1940, les Allemands occupent la Bretagne. Les gendarmes restent à leur poste et continuent leur service.
Dès l'arrivée de l'occupant, les archives des unités de gendarmerie sont détruites.

La gendarmerie a résisté
Sous l'impulsion du chef d'escadron Maurice GUILLAUDOT, la compagnie du Morbihan prend une part très active contre les mesures imposées par les autorités allemandes, en liaison avec la population qu'elle protège et les organisations de résistants qu'elle renseigne. Les gendarmes participent efficacement à la lutte contre l'occupant avant et après le débarquement : ils prennent part notamment aux combats de Saint-Marcel.
Crédits : L'Express
N°2831 de « L'Express » (6-12 Octobre 2005)

Redéploiements après 1955

1957 : une brigade motorisée est créée à Vannes.

1958 : la compagnie du Morbihan devient le groupement ; les sections deviennent des compagnies.

1960 : des effectifs supplémentaires sont mis en place dans les brigades de Pont-Scorff (6 au lieu de 5 hommes) et de Pontivy (15 au lieu de 14 hommes).

25 avril 1961 : des réservistes et des auxiliaires de la gendarmerie sont rappelés en raison des graves événements en Algérie (putsch militaire à Alger). Ces personnels renforcent les unités et permettent de constituer un peloton de renseignements à Vannes.
1er octobre 1961 : les brigades de recherches sont rattachées aux compagnies de Vannes et Lorient.

1963 : une brigade motorisée est installée à Auray.

1er juillet 1964 : la brigade de Peillac est supprimée.

1er février 1966 : un peloton motorisé est créé à Vannes et regroupe des brigades motorisées du groupement du Morbihan.

1er juillet 1967 : la 3ème légion devient circonscription régionale de gendarmerie de Bretagne.

10 décembre 1974 : une brigade motorisée, de 7 sous-officiers, est créée à Ploërmel. Les brigades mixtes de Coëtquidan et Pontivy sont transformées en brigades territoriales : leurs effectifs sont ramenés respectivement de 10 à 6 et de 14 à 11.

1er septembre 1979 : la circonscription régionale de gendarmerie de Bretagne prend l'appellation de légion de gendarmerie départementale de Bretagne.

1980 : une équipe de recherches est mise en place à Pontivy.

18 novembre 1983 : la création d'une brigade à Theix est autorisée.

Le 1er juin 1946, les 4 compagnies bretonnes forment la 3ème légion, siégeant à Rennes, qui se substitue à la 10ème légion (octobre 1943) puis à la 11ème légion (août 1944).

Des brigades de recherches, unités spécialisées dans la lutte contre la délinquance, sont créées en 1947 à Vannes et Lorient. Elles sont directement placées sous les ordres du commandant de la compagnie du Morbihan.

De 1947 à 1952, la gendarmerie maritime est rattachée à la gendarmerie départementale.

En 1954, des brigades mixtes, composées de motocyclistes, sont installées à Peillac et Lorient.

La guerre d'Algérie met la compagnie du Morbihan à contribution, au sein de pelotons de réserve ministérielle (PRM), pour des opérations de maintien de l'ordre :
  • un PRM (Morbihan-Ille-et-Vilaine) de décembre 1954 à mai 1955 ;
  • un PRM (Morbihan) de mai à novembre 1955 ;
  • de 1956 à 1957, un PRM assure la garde du nationaliste algérien Messali HADJ, emprisonné à Belle-Île-en-Mer.

Le corps des majors est créé le 22 décembre 1975.

Les PSIG sont créés en 1979. Ces pelotons de surveillance et d'intervention de la gendarmerie sont composés d'un noyau actif de 9 sous-officiers d'active et d'un noyau de 9 gendarmes auxiliaires. Leur tâche est d'assurer les missions de surveillance générale de jour et de nuit en complément des services effectués par les brigades territoriales.
Le groupe de gendarmes auxiliaires de Lorient est transformé en PSIG le 1er janvier 1979.
Le groupe de gendarmes auxiliaires de Vannes est transformé en PSIG le 1er février 1983.
Dernière modification : 27/08/2009 18:20