Société
Des revenus moyens globalement satisfaisants
Le revenu fiscal médian d'un morbihannais, est égal de 13 372 € (données 2000), ce qui est inférieur au revenu régional (13 617 €) et au revenu national (13 949 €). Si l'écart entre les revenus les plus élevés et ceux les plus bas est relativement faible, on ne peut s'empêcher de relever une fois encore les disparités entre la zone intérieure et la zone littorale, où se concentrent les plus hauts revenus. Le Morbihan est une terre de propriétaires (plus des deux tiers contre 55 % en France), résidant plutôt en maison individuelle. Tous moyens de confort confondus, les morbihannais se situent dans les normes et si l'on intègre les avantages liés aux atouts naturels du département, ils bénéficient globalement d'une qualité de vie sans aucun doute enviable.
Ces données ne doivent pas toutefois occulter la situation des personnes qui vivent des minima sociaux et qui sont directement menacées par les phénomènes d'exclusion.
Le Morbihan est un département relativement sûr mais ses habitants ont trop de comportements à risque
- Les risques naturels sont peu nombreux : ce sont essentiellement des risques d'inondation dans la région de Pontivy et dans le bassin aval de la Vilaine. Néanmoins, les évènements climatiques d'ampleur inhabituelle (canicule de l'été 2003, précipitations neigeuses de début 2004, mini tornade de l'île de Houat en août 2004) ne peuvent plus être considérés comme exceptionnels et doivent être intégrés aux programmes de prévention et de gestion des crises.
- Les risques industriels sont dus, d'une part à la présence de sept établissements SEVESO, et d'autre part, à la prédominance des activités agricoles et agroalimentaires (risques sanitaires non négligeables).
- L'organisation de grands rassemblements à caractère festif ou sportif (festival interceltique de Lorient, semaine du Golfe…) sont également sources de risques et nécessitent à ce titre une surveillance particulière. Le naufrage de l'Erika, fin 1999, et la très grave pollution, qui en a suivi est là pour rappeler la réalité du risque lié au trafic maritime.
- Avec un taux de criminalité de 43,5 ‰ habitants en 2003, contre 45,7 ‰ en 2002, le Morbihan conserve sa place parmi les départements les moins touchés par la délinquance (67ème). Après une hausse assez sensible entre 1999 et 2002, le nombre total de faits de délinquance constatés a baissé de 3,7 % en 2003 et de 11,6 % en 2004. La délinquance de voie publique, qui représente plus de la moitié des faits constatés, a diminué de 11,6 % en 2003 et de 6,6 % en 2004. Ces infractions (vols, cambriolages, destructions et dégradation de biens publics et privés) ainsi qu'une progression des incivilités, alimentent toutefois un sentiment certain d'insécurité, notamment en période estivale. La situation diffère peu entre le milieu urbain et le milieu rural. L'augmentation récente de la délinquance des mineurs pour partie (1/6ème) liée à la toxicomanie, est à toutefois inquiétante.
- Comme au plan national, le nombre d'accidents corporels de la circulation routière a fortement baissé depuis 2002. Ccette tendance est certes encourageante, mais le Morbihan se situe à la 20ème place des départements les plus touchés par le nombre de tués (à la 50ème pour le nombre d'accidents et à la 51ème pour le nombre de blessés). L'analyse des données montre une très forte implication du facteur alcool dans les accidents mortels, et les jeunes payent un lourd tribu à la route.
- Comme l'ensemble de la Bretagne, le Morbihan est particulièrement concerné par les conduites à risque : alcoolisme, tabagisme, toxicomanie, à l'origine d'une surmortalité directe (cancers en particulier) ou indirecte (accidents de la circulation, suicides). L'espérance de vie des morbihannais est inférieure à la moyenne nationale : 74,3 ans pour les hommes et 82,5 ans pour les femmes contre respectivement 75,5 et 82,8 ans.
- Les conduites addictives sont particulièrement préoccupantes chez les jeunes et même les adolescents : leur taux de suicide est supérieur de 50 % au taux national ; les accidents de la route sont leur première cause de décès ; leur consommation de substances psychoactives progresse fortement avec des expérimentations de plus en plus précoces. Enfin, la toxicomanie est source de faits de délinquance (voir ci-dessus).
Les enjeux
La sécurité des personnes et des biens est bien entendu au c½ur des missions de l'État. qui a pour objectifs de :
- maintenir le département parmi les départements les moins touchés par la délinquance ;
- intégrer dans les plans de prévention l'ensemble des risques encourus par la population ;
- confirmer les bons résultats obtenus en matière de sécurité routière ;
- mettre en place une politique très volontariste, avec tous les acteurs concernés, pour lutter contre les conduites addictives, et plus particulièrement celles des jeunes.
Le site internet du Ministère de l'Intérieur : la sécurité
